LeBon moment

LeBon moment –
célébration de vie
sur mesure

La mort reste un sujet délicat et bien souvent encore tabou. Pourtant, elle est une partie inévitable de la vie et comme pour bien d’autres moments de nos parcours personnels, elle devrait être célébrée par les principaux intéressés et les proches, et ce, dans le respect des valeurs et croyances de chacun. Les rites funéraires ont bien changés au courant du dernier siècle et je parle en connaissance de cause, c’est pour ça que LeBon moment est né.

Oui, aujourd’hui la mort dérange plus souvent qu’autrement, telles d’autres coutumes ancestrales qui s’effacent tranquillement de la mémoire collective et trop souvent, on ne prend pas le temps de vivre un deuil comme il se faisait, comme on le devrait. Mais comme les sociétés évoluent, les rituels ne devraient pas s’imposer, mais bien s’adapter à son époque. Suite au décès de mon père et le croisement entre son parcours professionnel, l’héritage familial et la nouvelle réalité qu’est l’assistance médicale à mourir, je me suis intéressé aux ressources qui existaient et j’ai commencé à réfléchir à des services adaptés à ce que moi, famille et amis venions de vivre. C’est à ce moment que j’ai découvert le Département des moments. Chaque section du site que je visitais, chaque témoignage que je lisais, chaque photo et vidéo que je visionnais me faisais dire Oui, Oui, Oui! Je me suis donc empressé de contacter Jean-Pier, le fondateur de la compagnie pour offrir mes connaissances et mon expérience et ainsi devenir officiellement un Créateur de moments en m’associant à son entreprise.

LeBon moment et sa genèse

Mon moment… en mots

Mon père, un homme grand, fier et digne a travaillé sans relâche pour retrouver la santé et rester à nos côtés afin de poursuivre sa 2e carrière de golfeur senior. Il n’a jamais baissé les bras jusqu’au jour où son spécialiste lui a annoncé qu’il ne pouvait plus rien faire, en raison de complications graves. Lui qui, durant sa 1ère carrière de thanatologue, a accompagné tant de familles endeuillées, m’a demandé d’écrire un hommage à ma mère et de m’occuper du volet cérémonial de ses funérailles pour lesquelles il avait lui-même préparé une grande partie des détails — une vraie déformation professionnelle…

Par contre, en repensant aux paroles de mes parents, qui disaient souvent : « on est donc fin à notre décès, pourquoi on attend seulement après? » faisant référence aux hommages posthumes, je me suis précipité à son club pour rencontrer le directeur général.

Le paternel, pour qui la saison précédente s’était terminée abruptement et ne pouvait plus espérer en entamer une nouvelle, souhaitait tellement revoir sa gang de « bons vivants » pour les remercier de leur soutien, n’a pas été en mesure de le faire. Je me suis dit, s’il ne peut pas aller au golf, nous allons faire venir le golf à lui! On a donc apporté un lutrin et micro devant le balcon de son condo, qui donnait sur le terrain, et le DG avait planifié des voiturettes pour amener les « bons vivants » afin qu’ils puissent se joindre à ses amis, voisins et employés du club pour lui livrer de vibrants témoignages. Mon papa a trouvé la force de se lever et de prononcer un discours, à son tour, qui s’est terminée sous une pluie d’applaudissements, de pouce en l’air et de : « on t’aime, on t’oubliera jamais! ».

Homme de peu de mots, comme bien d’autres de sa génération, il ne m’a pas remercié directement, mais jusqu’à son départ qui s’est fait en famille, à la maison, chaque fois qu’il avait des visiteurs, il me demandait de leur montrer la vidéo de sa célébration de vie bien à lui. Pour moi c’était la preuve de sa reconnaissance et la gratitude d’avoir pu recevoir cette vague d’amour de son vivant. Je suis convaincu que lui avoir préparé cette surprise « de l’avant » m’a beaucoup aidé à traverser cette perte difficile, et finalement, ce moment a pris une signification bien plus grande que « l’après » auquel j’étais pourtant attaché étant donné mon bagage.

Mon moment… en photos
Mon bagage

Je suis littéralement né dans le domaine mortuaire puisque je résidais au dessus du salon funéraire familial que mon père a repris de mon grand-père. Dès mon plus jeune âge, j’ai compris l’importance du respect, tant envers les défunts que les familles endeuillées. Mon frère et moi, n’avions pas intérêt à faire de bruit lorsqu’il y avait des expositions ou funérailles, une consigne qui n’est pas toujours évidente à saisir pour des enfants, mais en revanche, ça nous laissait un vaste terrain de jeu lorsque le champ était libre. Après le temps du jeu est venu celui du travail : j’ai effectué mes premières tâches dès l’âge de 13 ans, en gardant les salons et en assistant les familles. Progressivement, j’ai aidé au transport des défunts, à la préparation des terrains au cimetière, et j’ai servi comme porteur, au fur et à mesure que je gagnais en maturité.

Depuis la vente de l’entreprise familiale, au milieu des années 1990, je me questionnais sur le futur des célébrations de fin de vie et comment je pourrais innover tout en mettant en pratique mon bagage d’expérience. Suite au décès de mon père et les cérémonies que j’ai pu planifier pour l’honorer avant et après son départ, mon intuition m’a guidé vers des recherches afin de trouver une façon de lancer un service compatissant qui me permettrait d’accompagner des personnes dans l’organisation de rituels personnalisés. C’est en tombant sur le Département Des Moments que les astres se sont alignés et, où j’ai manifesté mon intérêt d’y collaborer comme créateur et ainsi mettre au service des gens mon sens des responsabilités, un bon leadership, une empathie développée et un soucis du détail naturel.

Aujourd’hui, je suis fier de pouvoir défricher un nouveau sentier dans les grands souliers de mon père, qui m’a inspiré et inculqué des valeurs humaines et bienveillantes. Grâce à lui, je suis bien outillé pour accompagner les gens dans ce passage incontournable, en l’adaptant pleinement à notre époque et à nos mœurs en constante évolution.